Être mère

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Initialement j'avais intitulé cet article Sans un bruit. Vois-tu, c'est le titre d'un des rares films que je suis allée voir avec mon mari (Eh ! oui, depuis que nous avons nos deux enfants, les sorties se font rares). Et j'ai vraiment aimé ce film. Il est sorti en 2018 ; cette même année Bird Box abordait le même thème... Ce sujet, quel est-il ? Eh bien, c'est comme tu l'auras deviné la parentalité. Et comme pour certains, les choses semblent ne pas être assez compliquées de nos jours, ils se sont dit que ce serait cool de confronter des familles à un monde post-apocalyptique. Malgré l'intrigue un peu facile, ils parlaient tous deux à la mère que je suis.


La parentalité amène avec elle son lot d’angoisses auxquelles on n'est pas toujours préparé.e.s. Et il n’y a pas besoin de voir surgir dans notre normalité des montres sensibles au bruit ou à notre présence pour se demander comment faire pour préserver ses enfants du mal ou à défaut les armer pour affronter cette société… Parce qu’en fait les monstres sont déjà là.


Les relations sociales drainent tant de tracas et quel que soit l’âge de ton.es enfant.s il y aura toujours plus ou moins de choses faciles ou difficiles à gérer. Pour ma part, j’estime que c’est mon devoir en tant que mère d’accompagner mes enfants et de les aider à surmonter ce qu’ils ne comprennent pas ou qui les heurte.



Un foyer


C’est il me semble la base pour qu’un enfant soit fort. Je me suis un peu amusée à rechercher la définition de ce mot et je trouve que le terme est éclairant. Le foyer c'est le lieu où l'on fait le feu, le lieu où vit une famille ou encore, mais là généralement c'est de manière péjoratif, le lieu de départ ou le cœur d'un événement.


En fait, il faut déjà comprendre une chose : le foyer n’a rien à voir avec le matériel. Ce doit être avant tout un lien affectif. Je ne suis pas non plus en train de te dire que si tu n’as pas de maison, ne te prend pas la tête… Par contre il est primordial pour l’équilibre d’un enfant d’avoir une relation plus profonde que celle de géniteur ou génitrice avec ses parents.


Il est important d’avoir des moments privilégiés avec son.es enfant.s. Et ce tous les jours. Pour ma part je sais que lorsque les miens estiment qu’ils ne sont pas assez restés avec nous, il est quasiment impossible de les coucher. Dès qu’ils entendent le mot “dodo” c’est la foire d’empoigne, la crise de larmes. Par contre il est tout de suite plus simple de les mettre au lit lorsque nous avons passé des moments en tête à tête.


Si tu ne sais pas comment faire, commence par sanctuariser des heures qui seront exclusivement réservées à ton.es enfant.s. Durant ces moments, je te conseille de bannir tout écran afin de pouvoir te concentrer sur lui.elle.eux. Durant ces instants, ne te prends pas la tête. Nous on apprécie faire des jeux de société (il y en a même dès l’âge d’un an et demi) lire des livres, danser chanter.


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Le foyer est aussi le lieu où il n’y a pas de tensions ; ou du moins où elle ne sont pas visibles. Moi je suis du style à répondre à mon mari du tac-o-tac… Bien je tends à changer. Parce que j’ai bien compris que non seulement ça perturbe mes enfants et puis c’est carrément contre-productif. Les désaccords et les problèmes on les règle dans l'intimité.


Mais ça ce n’est pas tout !



Un parent


Si tu as un ou des enfants, tu as forcément connu ce moment particulier où tu rencontres ce petit être qui redéfinit totalement ta manière d’exister au monde. Pour ma part, je me souviens de ces deux instants où à peine sortis de moi, mes deux hobbits se sont imposés à moi. La parentalité est un fait biologique qui entraîne des devoirs. Elle se pense et se vit d’un point de vue juridique, social, économique…


Quand on met un enfant au monde, on pense généralement aux moyens qu’il nous faudra pour subvenir à ses besoins matériels. Mais ce n’est pas que cela être parent. Etre parent implique aussi une notion d’éducation et de protection.


En tant que maman, qui plus est noire, je reconnais avoir été et même l’être encore, pleine d’angoisses. L’école est le lieu d’apprentissages qui peuvent se révéler douloureux voire fatals pour certains enfants. Et face aux témoignages de certains parents ou au souvenir de moments compliqués de mon adolescence, je me suis de nombreuses fois demandé comment vais-je relever ce défi.


Je crois que de prime abord la pire des réactions serait d’être angoissée. La peur ne construit rien de bon et obscurcit notre entendement. Et surtout en tant que chrétien nous n’avons aucune raison de nous désespérer. Nous devons nous confier en Dieu et chaque jour nous exercer à être justes, patients, compréhensifs et emplis d’amour.


C'est en ce sens qu'être parent c'est aussi et surtout transmettre des valeurs éternelles à nos enfants. Des valeurs, de paix de tolérance et d'amour. Certes nous ne les convertissons pas, mais c'est de notre devoir de leur montrer le chemin qui va a Christ. Pourquoi ? Parce qu'Il est la solution à tout problème.


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Que Dieu nous fasse la grâce de persévérer dans sa parole, afin que nous soyons ses imitateurs et qu'ainsi nous entraînions à notre suite nos enfants. Car oui, le modèle par excellence est sans aucun doute Dieu lui-même.



Aimer son enfant


"L’amour est patient, l’amour est bon, il n’a pas de passion jalouse ; l’amour ne se vante pas, il ne se gonfle pas d’orgueil, il ne fait rien d’inconvenant, il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’irrite pas, il ne tient pas compte du mal ; il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit avec la vérité ; il pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout."

Première aux Corinthiens 13:4‭-‬7 NBS


L’amour ne s’oppose pas à la correction. D’autant plus que la correction est une preuve d’amour. Maintenant pour qu’elle le reste, il est nécessaire que la correction, à mon sens, ne soit pas traumatisante.


Pour ma part, je n’aime pas recourir systématiquement à la punition. Je leur parle toujours, les prévient et lorsqu’ils s’entêtent à ne pas respecter les règles les envoie au coin ou dans leur chambre (bon ça c’est surtout pour la grande). Une fois le temps d’écart terminé, vient celui de lui parler sans la condamner pour lui expliquer pourquoi elle a été punie et pourquoi elle doit respecter le règlement.


Après il est aussi nécessaire dans ce domaine de comprendre son enfant et de ne pas se laisser influencer par le contexte. Genre s'il.elle te fait honte devant un grand nombre de personne, il est meilleur de ne pas réagir à chaud. En tous cas j'évite au maximum. Maintenant, personne n'est parfait.


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Après, je te conseille aussi de consacrer à chaque semaine ou toutes les deux semaine une ou deux heures à chacun de tes enfants. Maintenant si tu en a beaucoup le concept mérite d'être repensé. Ces moments qui sont en fait des entretiens son destinés à te permettre de conseiller et d'encourager ton.es enfant.s. C'est Suzanna Wesley, la mère entre autre de Charles et John Wesley, qui suivait ainsi ses enfants. John d'ailleurs ne manquait pas de rappeler combien l'éducation de sa mère avait été à son bénéfice.


Pour ma part, j'aime beaucoup discuter avec ma grande de quatre ans. Elle a toujours une manière si différente de voir les choses. La chance que j'ai est qu'à cet âge, elle ne cache pas encore les choses à sa vieille mère. C’est ainsi d'ailleurs que j’ai découvert qu'elle a quelques difficultés à l’école. Du coup, nous en parlons régulièrement et chaque soir je la questionne à ce sujet.


Nous avons toutes les raisons de ne pas désespérer. Il est vrai que les défis qui se présentent à nous sont grands, mais nous ne devons pas oublier une chose : c’est avec Dieu que nous marchons. Nos enfants sont avant tout ceux de Dieu. Réalisons-le. Faisons notre part : prions pour nos enfants, aimons-les, corrigeons-les et soyons emplis de foi, Dieu fera assurément sa part.


Amicalement tienne,


Celvie

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